jeudi 5 avril 2007

Là où je suis, didier Guth

là où je suis




par où je regarde


ce que je vois

L'indéfini, Didier Guth

l’indéfini




Le dessin





l’infini

En afrique, Théo


En AFRIQUE

EN France quelque part en moi

En bus, taxis-brousse, 504 rafistolées où 4x4 déglingués
Plus que les pistes,
C’est ton paysage intérieur que tu sillonnes.

C’est dans ces cadres que tu prends le temps :
D’arrêter le temps qui passe.
Accroché à ta boîte
Lien à la réalité
tu confrontes ton paysage intérieur
A cet extérieur en mouvement
Image par image
Arrêt après arrêt
tu cherches du sens

Le train est reparti.

Tu profites des plages pour te recroqueviller
Sur ta petite personne,
Tu essayes de répondre à des questions
Qui te taraudent l’esprit ;
Une sorte de régime minceur
Et c’est vrai que sur la balance de ton estime personnelle
Tu peux friser l’anorexie.

Sur la banquette de ton siège
Le nez collé à la vitre
Ou caché derrière ton objectif
Tu essayes de reprendre ta respiration
Tu te nourris de tes interrogations
Tu as vraiment envie de ne plus avoir peur

C’est donc peut-être par osmose
Et non pour des questions plus prosaïques
De changement alimentaire, rythme de vie,
Cagnard liquéfiant,
Que tu fonds à vue d’œil !

Ici tu as plutôt tendance à prendre du poids
Dépendances diverses pour gérer tes stress……
Ecran de télévision, informatique ou jeux vidéo
Remplacent ces cadres
D’autres images par d’autres images, tu te perds…

Les transports, c’est un orgasme permanent
Avec ses montées lentes en crescendo
Ses phases de récupération interminables,
Ses tressaillements,
Ses manques d’air,
Ses étouffements,
Ses « je n’aurais pas cru ça possible »
Ses fausses joies,
Ses ratés,
Le bruit infernal,
Le parfum,
L’odeur,
Ses « pête un câble »
Ses routes défoncées,
Ses crevaisons,
Ses bakchichs,
Ses repos du guerrier,
Ses marchés à la fenêtre.

sourires…
Doux souvenirs de quelques longs trajets africains
Qui défilent en mémoire :
BAMAKO-MOPTI, ZIKINCHOR-DAKAR/traversé de la GANBIE, pistes ensablées MAROCAINE ou D’AFRIQUE DU SUD…
Dans les fenêtres de ton voyage intérieur,
Au rythme du ronronnement des roues du train
Tu t’évades dans tes voyages pré ou post africains

Je suis un pessimiste qui s’ignore
Ou un optimiste forcé :

C’EST QUOI LE BONNEUR ? , LE SILENCE DU MALHEUR ?OU PIRE ENCORE

Pourquoi voyage-t-on ?

Il y a tellement de questions auxquelles je pourrais répondre
«Je ne sais pas » que le danger serait de pouvoir y répondre,
De se mettre dans la balance,
Prendre du poids.

Les gens qui ne se posent pas de questions ne voyagent sans Doute pas en AFRIQUE. Ou dans des bus climatisés.
Ou en première classe…
Et si tu te poses des questions c’est que tu t’intéresses
Aux lieux que tu traverses et aux gens que tu rencontres.

Tu sais c’est la même choses quelque part en moi
En France, à GENEVE, dans la CREUSE, dans les Iles,
En voyage,
Quand tu as la nausée dans le train à contre sens,
Quand le tram est plein à 8 heures,
Quand tu es dans un bouchon dans ta bagnole à 18 heures,
Quand tu n’as pas de parapluie à midi sous la pluie,
Quand tu te prends une prune sans ceinture,
Quand tu n’as pas envie ?
Le 21 avril……
Quand le voyage te redonne envie……

Envies d’autres rencontres, de voir d’autres têtes


Plus que le plaisir extatique de la beauté qui défile
Au son du craquement du bus antique,
C’est un road movie intérieur où l’on musarde parfois
Comme à la recherche de réponses.

En AFRIQUE ou en FRANCE, quelque part en moi
C’est pareil, tu n’es pas Différent.
Peut-être différent en rentrant
Ou différent en arrivant.

Ici la beauté se lit en cinémascope
Les yeux plissés, gonflés de chaleur et de fatigue.

Ici la beauté se lit en cinémascope
Les yeux plissés, gonflés de froid et de fatigue
En hivers.
les yeux plissés, gonflés de chaleur et de fatigue
En été.

Mais pourquoi es-tu fatigué ?

C’est dans le rythme du temps qui passe
Que tes fatigues s’organisent
Arrête-toi, regardes autour de toi,
Prends le temps.
Chaque image est un voyage
Ou tu opposes tes peurs à tes envies
De quoi as-tu envie ?

D’aimer, d’être aimé ?



L’AFRIQUE est infernalement rude et divinement belle.

L’ENDROIT ou je vis est divinement beau et infernalement rude.

ON CONTINUE DE PEIGNER LA GIRAFE……

ET SI APPARAISSAIENT DES GIRAFES DANS UN DE MES CADRES

THEO
PIERRE

Trouve une échelle, Laeticia Gavini

Trouve une échelle
Montes jusqu’au dernier barreau
Là haut tu es le roi
Ta couronne est éternelle
Ne laisse pas personne s’emparer d’elle
Avant de te retrouver en bas
Regarde autour de toi
Puis descends et va tout contre l’arbre
Ecouter sa voixSi libre te voilà